Comment en finir avec l’auto-sabotage ?

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Comment en finir avec l’auto-sabotage ?

Date de publication : 31/10/2023

Vous vous êtes demandé pourquoi certains problèmes dans votre vie reviennent encore et encore ? N’aimeriez-vous pas connaitre la raison principale de vos échecs ? Avez-vous déjà eu le sentiment d’échouer inévitablement dans certains aspects de votre vie ? Vous continuez à détruire votre relation de couple, vos relations amicales, ou encore votre vie professionnelle, sans comprendre pourquoi ?
"Je fais tout pour échouer", "Je répète toujours les mêmes erreurs", "Je ne peux pas m'en empêcher" .....
Perfectionnisme, timidité, procrastination, syndrome de l’imposteur … tout est de l’autosabotage. L’anxiété est aussi un mécanisme d’auto-sabotage.

Il est important de savoir d’où ça vient, car si vous comprenez l’origine de ces problèmes et échecs, vous finirez par savoir comment y mettre fin.
Puis nous verrons comment se libérer de l’autosabotage, des schémas répétitifs dans votre vie. Vous aurez des éléments dans cet article pour savoir comment retrouvez votre liberté.

Qu’est-ce que l’autosabotage ?

L’autosabotage, c’est quand vous vous retrouvez à faire quelque chose qui n’est pas dans votre intérêt, ou qui est carrément malsain pour vous, et que vous ne pouvez pas vous empêcher de faire quand même. Il se peut même que vous ne vous rendiez même pas compte que vous le faites.

L'auto sabotage est un phénomène qui concerne quasiment tout le monde à des degrés différents. Certaines personnes peuvent occasionnellement en faire l'expérience. Mais certaines personnes sont beaucoup plus susceptibles que d’autres de répéter les mêmes schémas d'auto-sabotage. Cela peut varier de la procrastination occasionnelle à des comportements auto-destructeurs.

Auto-sabotage = ensemble de ces attitudes, habitudes et comportements que nous mettons en œuvre, avec parfois beaucoup de ténacité, et qui, paradoxalement, nous empêchent de faire ce que nous voulons ou avons besoin de faire, et finissent par se retourner contre nous.

Ces comportements autodestructeurs vont engendrer des conséquences négatives, voire néfastes sur plusieurs aspects de notre vie tels que notre santé mentale, notre santé physique, notre réussite professionnelle, notre situation financière, notre vie sociale, amoureuse et familiale …..

Ces comportements d'autosabotage sont souvent complètement inconscients et involontaires. Par contre nous finissons toujours par devenir conscients des conséquences négatives pour nous.

Par exemple, vous devez présenter un projet important un lundi matin à 9 heures devant le comité de direction (vous avez un enjeu important) mais pendant toute la période qui précède cette présentation, vous ne pouvez pas vous empêcher de procrastiner. Vous êtes distrait en répondant à des tâches qui ne sont pas urgentes comme par exemple aller vérifier si vous avez bien téléchargé au format PDF tous vos relevés d'impôts qui concerne les dix dernières années. Et puis vous vous retrouvez en train de vous acharner sur votre présentation la veille jusqu'à 4 heures du matin. Résultat: vous avez mal dormi, vous êtes épuisé et vous arrivez à votre réunion dans un état catastrophique. En plus, vous découvrez en plein milieu de la présentation que vous avez commis des fautes dans vos documents en raison de cette fatigue et du travail de dernière minute.

Un autre exemple : celui de s'acharner ou bien de refuser de renoncer quand on sait très bien qu'on va droit dans le mur. C’est s'acharner sur des objectifs qui vont vous mener immanquablement vers un échec ou vers des conséquences désastreuses.

L'idée de se mettre soi-même des bâtons dans les roues semble complètement contre intuitive.
Nous allons donc voir comment l’autosabotage se met en place et surtout se maintient comme un cercle vicieux.

C’est quoi l’autosabotage par exemple ?

Nous avons vu la définition plus haut.
Regardons maintenant quelques exemples.

Exemples de comportements d’autosabotage dans différents domaines :

• ne pas terminer ce que vous avez entrepris,
• procrastiner (ce qui consiste à toujours remettre au lendemain ce qui peut être fait le jour même),
• vous réfugier derrière toutes sortes de prétextes pour justifier votre inaction,
• être trop perfectionniste jusqu’à ne jamais remettre votre travail,
• vous présenter en retard à un entretien d’embauche,
• vous retourner constamment vers le passé,
• prendre des engagements que vous ne tenez pas,
• être toujours distrait quand vous vous mettez à faire quelque chose d’important pour vous,
• décider puis toujours changer d’avis,
• vous dire que vous vous lancerez dans telle activité ou tel projet que quand vous en serez un spécialiste (syndrome de l’imposteur),
• avoir l’impression de ne jamais en faire assez,
• devoir toujours faire plaisir aux autres,
• faire des commentaires dont vous savez qu’ils vous attireront des ennuis avec vos collègues ou le patron,
• ne pas répondre aux appels, aux mails ou aux SMS de la banque ou des impôts si vous êtes en difficulté financière,
• partager trop ou pas assez de choses sur vous-même au premier contact avec quelqu’un,
• reprendre contact ou surveiller le Facebook ou Instagram de vos ex quand vous savez qu’ils ne sont pas bons pour vous,
• vous mettre à vos présentations pour le boulot en retard ou oublier de les rendre,
• prendre de la drogue ou de l’alcool juste avant une réunion importante,
• ne pas prendre le temps de faire des activités pour vous,
• faire preuve d’une autocritique excessive,
• manger des aliments dont vous savez qu’ils sont mauvais pour votre santé,
• ne pas prendre vos médicaments correctement,
• ignorer les signes de maladie,
• ne pas respecter vos limites,
• entretenir des relations que vous savez toxiques, alors que vous évitez les proches qui vous traitent bien,
• ne pas vous présenter à un RDV ….

La liste est interminable.
Mais si vous vous reconnaissez, alors il y a quelque chose à faire.

Comment reconnaitre l’autosabotage ?

En fait, c’est comme si il y avait en arrière-plan une voix « intérieure » qui vous dit que ça ne sert à rien, que vous allez échouer, qu’il ne faut pas faire confiance aux autres, que c’est jamais assez bien ...

L'autosabotage permet d'éviter un conflit. Toute la question est de savoir quel conflit.

Connaissez-vous ce critique intérieur qui juge, vous parle mal, vous dévalorise, vous déprime…. l'autosaboteur.
Vous connaissez peut-être bien aussi ces messages contraignants qui font de parfaits autosaboteurs. Votre saboteur est-il : le « sois parfait » ? le « sois fort » ? le « dépêche-toi » ? le « fais plaisir » ? ou le « fais un effort » ?

L’auto-saboteur, c’est généralement en arrière-plan la voix de la peur ou de la critique et du jugement. L'auto-saboteur est tiraillé et anxieux.
C’est ce discours intérieur négatif et automatique.
C’est cette petite voix dans la tête, qui se fait passer pour vous, qui n’est jamais satisfaite quoi que vous fassiez, vous décourage, s’inquiète, vous juge et vous critique.

Il y a globalement 3 facteurs qui permettent d’identifier l’auto-sabotage :
♦ Un dialogue intérieur négatif : critique, jugement, excuse, etc.
♦ Un sentiment de frustration, d’inquiétude, d’indécision, de confusion, de compulsion, …
♦ Une situation problématique qui se répète …

Un seul de ces facteurs indique déjà la présence d’un possible auto-sabotage.
Mais bien entendu, ils sont souvent corrélés : le discours intérieur négatif entretient le sentiment désagréable, ce qui va amener une situation problématique à se répéter encore et encore jusqu’à ce que le mécanisme d’auto-sabotage qui l’a déclenché cesse enfin.
Mais d’où ça vient ?

D’où vient l’autosabotage ?

Pourquoi nous sabotons nous ?
Il y a plusieurs raisons qui peuvent expliquer l'auto-sabotage :

  • les « habitudes » (un mécanisme d’adaptation implanté depuis l’enfance, des schémas, des croyances limitantes, un sentiment d’impuissance acquise …),
  • des enjeux inconscients (mécanismes de défense, conflits internes, apprentissages émotionnels ...),
  • des émotions désagréables (surtout des peurs),
  • une dévalorisation ou une mauvaise estime de soi.

Nous développerons surtout les deux dernières raisons dans les paragraphe suivants car nous avons déjà évoqué les précédentes dans des articles précédents du blog.

En tout cas, l’auto sabotage puiserait ses sources dans notre passé. Le comportement incriminé dans l'auto sabotage est quelque chose qui nous a permis de nous adapter à une situation mais avec le temps c'est devenu un mécanisme mal adaptatif.

L’éducation et la société en général jouent un rôle primordial dans la tendance à s’auto-saboter. Les injonctions des parents, les blessures émotionnelles, les troubles de l’attachement, la dévalorisation, les critiques mal formulées, l’entretien de pensées limitantes auront évidemment conditionné notre personnalité donc nos pensées, peurs, comportements et réactions dans un climat d’insécurité.
Finalement, dans les schémas répétitifs d’auto-sabotage, ce sont toutes les croyances limitantes qui vous habitent et qui vous conduisent à interférer de façon inconsciente dans la réalisation de vos objectifs. Vos comportements d’auto-sabotage ne sont ni plus ni moins que la résultante de vos croyances basées sur la peur et qui se sont installées à un moment donné, précis, dans votre vie.

L’auto-sabotage se maintient parce qu’on n’arrive pas à passer outre ces pensées négatives… on se laisse envahir par elles et très souvent on se porte en victime et si on n’arrive pas à atteindre nos objectifs, ce sera la faute à une tierce personne ou aux circonstances de votre vie, etc.
Ainsi des émotions négatives comme la peur, l’anxiété, l’envie, la confusion ou le découragement peuvent être à la source de comportements saboteurs d’apparence rationnelle. Or, ces actions ne font qu’apaiser ou justifier ces sentiments.
Les individus autosabotés s’éloignent donc de leurs buts en vivant une vie centrée sur l’évitement de ces malaises, et ce, sans s’en rendre compte. Bien évidemment, tout cela est bien ancré et inconscient.

A quoi sert l'auto-sabotage ?

En plus de ce que nous venons de voir dans le paragraphe précédent, l’autosabotage permet aussi de répondre à des besoins inconscients qui ne peuvent être satisfaits d'une façon consciente.
Nous continuons généralement à nous saboter inconsciemment car le résultat obtenu nous permet de résoudre temporairement une problématique latente.
A y regarder de plus près, l’auto-sabotage pourrait finalement s’apparenter à un choix. Un choix que l’on fait inconsciemment pour ne pas être confrontée à quelque chose, une situation, une tâche qui ne nous procure pas forcément de plaisir de façon instantanée.

Par exemple, une personne qui pense avoir envie d'écrire un livre mais n'arrête pas de procrastiner et de remettre ça à plus tard.
Elle ne peut jamais s'asseoir sérieusement pour reprendre l'écriture de son manuscrit parce que son vrai problème ce n'est pas d’écrire un livre. Son vrai besoin latent est de recevoir la reconnaissance et la validation dont elle a manqué toute sa vie surtout pendant son enfance. Mais elle n’ose pas se l’avouer.


Autre exemple, boire un verre pour échapper à certaines émotions difficiles.
Cela nous procure un sentiment de bien-être instantané mais c'est temporaire. Les émotions difficiles sont présentes car certains besoins importants pour nous ne sont pas satisfaits. Boire ne résout pas le problème, ça ne fait pas disparaître la cause des difficultés. Mais ensuite, on finira par créer des associations entre l'alcool et un sentiment de bien-être temporaire. Ainsi à chaque fois qu'on sera confronté à des émotions difficiles, on y échappera par l'alcool ou bien par d'autres substances addictives, ce qui créera une habitude (sous forme d’autosabotage) puis une addiction, et puis toutes les problématiques sous-jacentes aux addictions.


Anxiété, angoisse, peurs qui nous gâchent la vie ET auto-sabotage

L’autosabotage est souvent une conséquence de nos propres peurs irrationnelles.


L’inquiétude peut être saine et utile. Par exemple, elle nous permet de nous préparer pour réussir quelque chose d’important.
Mais l’inquiétude n’est pas toujours saine… Il s’agit de faire la différence entre l'évaluation objective des risques (et la préparation d'un plan B) et l'exagération des risques due à la projection de son anxiété.
Or les comportements d’auto-sabotage apparaissent parfois dans des situations qui impliquent un changement, un engagement fort (où ils permettent de ne pas nous confronter à nos "pires" peurs).

Le changement ou l'engagement réveillent chez nous alors des peurs différentes telles que :
- la peur de se tromper avec la peur du regard et du jugement des autres,
- la peur de ne pas être capable (le sentiment de ne pas se sentir à la hauteur),
- la peur d’échouer avec la peur du pire,
- la peur de manquer,
- etc.

Tout projet est alors appréhendé sous le prisme de la difficulté, de l'incapacité, du perfectionnisme ou de l'échec.

Comment certaines peurs nous poussent à nous autosaboter ?

La peur de se tromper avec la peur du regard et la peur du jugement des autres

« Je vais être ridicule » ; « On va penser ceci ou cela de moi » ; « Ils vont se moquer de moi si j’échoue »; « Je vais me ridiculiser » ...

Le poids du regard des autres bride les initiatives, inhibe l'action. Et lorsque ce regard est trop pesant, trop intimidant, celles et ceux qui le subissent préfèrent déclarer forfait, ou même n'initier aucun projet, en raison de leur coût émotionnel trop élevé.
Dans le passé, cette peur est venue suite à une éducation très rigide, moralisatrice, très critique mettant l'accent sur la faute, la honte de l'erreur, …. ; à une culture familiale conformiste, veillant surtout à ne pas se faire remarquer et interdisant donc toute prise de risque ; à des attentes parentales excessives poussant au dépassement de soi, au perfectionnisme et ne tolérant aucun échec ni aucun «à peu près» …
Cette peur peut par exemple être en lien avec la procrastination.

La peur de l'échec et du pire

« Ça ne marchera pas » ; « Je ne suis pas au niveau » ; « Mieux vaut renoncer que se «planter»; « Ça va mal finir » ; « e pessimisme, c'est de la lucidité » ...

La première conséquence est l'immobilisme, l'absence d'initiatives, de décisions et donc le risque très réel de stagner en laissant filer les bonnes occasions. La meilleure façon de ne pas échouer est de ne pas tenter.
À terme, la peur de l'échec altère également la confiance en soi et dans les autres, et renforce l'anxiété et la négativité, tout en faisant le lit de la frustration. On voit la menace ou le danger au lieu de l'opportunité.

Dans le passé, cette peur est venue suite à une éducation qui a mis l'accent sur l'échec plutôt que sur la réussite; à la survenue d'échecs parentaux ou transgénérationnels qui ont impacté lourdement la vie de la famille; à une culture familiale valorisant les gagnants et les perfectionnistes, ou encore à des parents faisant peser leurs attentes de réussite-réparation sur leurs enfants.
Des traumatismes précoces (deuil, abandon, maladie, accidents) ont pu fragilisé la confiance dans l'autre et dans la vie, entrainant une culture familiale de fatalisme et d'anxiété, et donc des parents qui voyaient le danger et des risques partout, tout le temps.

Cette peur de l'échec peut par exemple être en lien avec le perfectionnisme. Nous avons tous besoin de nous améliorer nous-mêmes et d’améliorer différents aspects de notre vie. Cela nous aide à atteindre nos objectifs et à nous réaliser.
Mais dans le perfectionnisme il n'est pas question de s'améliorer. Quand notre aspect perfectionniste prend le pouvoir, nous commençons à croire que nous ne serons jamais assez bien. Les standards et les objectifs deviennent élevés, très élevés…Tellement qu’ils en deviennent inaccessibles. Les pensées comme « je dois être/faire mieux » prennent alors toute la place. Cela nous porte aussi à souffrir d’anxiété… qui nous fait être encore « moins parfait ».

La peur de manquer

« Ce n'est pas suffisant » ; « Il va manquer ceci ou cela » ; "Il vaut mieux anticiper que d'agir au dernier moment" ; "On ne sait jamais, il faut mieux prévoir au cas où"...

Cette peur de manquer nous fait remplacer le moment présent au profit d'un hypothétique futur menaçant.
Projections anxieuses, exagération des risques, comportements de stockage et d'accumulation mobilisent toute notre énergie et nos ressources sans parvenir toutefois à apaiser l'anxiété car le futur est par définition inconnaissable et imprévisible.
Dans le passé, cette peur de manquer est venue suite à une grande insécurité matérielle marquante, vécue dans l'enfance (actuelle ou transgénérationnelle); à un événement traumatisant brutal tels un deuil ou une faillite; à un manque affectif (absence, distance ou froideur affective d'un parent).
On devra alors apprendre à distinguer les manques à venir réels, démontrables, objectifs, des manques projetés par notre angoisse

Autocritique, dévalorisation de soi, … tout est autosabotage.

Pourquoi l'autocritique est un autosabotage ?

Un exemple d’autosabotage, c'est l'autocritique.
Et on ne parle pas de la remise en question fondée sur des éléments factuels. On en a tous besoin pour nous améliorer.
Ici comme autosabotage, c'est l'autocritique « maladie » qui émane plutôt des schémas inadaptés.
Cela implique un récit extrêmement négatif de soi-même, un sentiment perpétuel d'insuffisance et de dévalorisation.
La personne va faire une fixation sur les remarques et critiques insignifiantes venant des autres. Ça va entraîner des vagues d'autocritique injuste : « Je suis bonne à rien », « Je suis nulle », « Je ne réussis jamais rien ».

Quand cette « sous-personnalité critique » joue le rôle d’un tyran, cela nous fait voir tout ce que nous sommes et tout ce que nous faisons de manière négative. Plus rien ne va ! Certains finissent par passer leurs journées à ressasser des remords, des événements passés, lesquels constituent l’origine de cette dévalorisation de soi.

Cela va générer de l'anxiété, ce qui va affecter négativement notamment le travail de la personne. Ce qu'elle craint le plus va se réaliser en suivant le principe de la prophétie auto-réalisatrice. Donc la personne se met inconsciemment des bâtons dans les roues.
La dévalorisation de soi empoisonne et éteint les potentiels, les valeurs et les opportunités.
La critique, en devenant de l’autodénigrement, nuit à notre estime de soi et nous fait croire que les autres nous jugent de manière aussi sévère et destructrice.

Les personnes qui se détestent projettent ce même malaise sur les autres, les blâmant parfois pour leurs échecs, les rendant responsables de leur malheur et prisonniers de leurs sentiments négatifs.
Il y a fort à parier que la crainte du regard des autres trouve sa source dans les jugements très durs que nous passons sur nous-mêmes.
Habitués aux critiques acerbes que nous formulons sur nous-mêmes, nous finissons par nous imaginer que les autres ont autant de discours négatifs sur nous que nous en avons nous-mêmes.

L’autosabotage correspond à des couches subconscientes de croyances et de problématiques qui vont engendrer des comportements d'auto sabotage. Si vous êtes trop critique envers vous-même ça ne va pas vous motiver. Au contraire vous aurez plutôt tendance à rester figé, à ne rien faire. Ce contexte entretient un haut niveau d’anxiété…qui rajoute un facteur pour l’autosabotage.

Comment sortir de l'autosabotage lié à l'autocritique ?

Qu'est-ce que vous dit votre voix auto critique ?
Essayez d'évaluer la pertinence et l'objectivité de ces pensées et vous allez voir que la majorité de ces pensées ne sont pas fondées car elles sont plutôt basées sur un système de croyances (construit souvent sur les traumatismes de l'enfance). Ça ne vous définit pas en tant que personne.
La dévalorisation de soi résulte souvent de la façon dont nous avons été traités dans le passé. Le manque d’affection et de reconnaissance nous fait même nous sentir indignes de l’amour-propre.
Le fait d’avoir grandi dans un environnement familial invalidant, critique et autoritaire favorise la dévalorisation de soi.
Quand cette « sous-personnalité critique » joue le rôle d’un tyran, cela nous fait voir tout ce que nous sommes et tout ce que nous faisons de manière négative. Plus rien ne va !
Alors essayez de reconnaitre qui parle ? Votre sous-personnalité critique parle comme qui de votre passé ? Un de vos parents ? Un professeur ? Un entraineur sportif ?
Et une fois repéré, il est plus facile de "rendre à Cézar ce qui est à Cézar" ....
La critique, en devenant de l’autodénigrement, nuit à notre estime de soi et nous fait croire que les autres nous jugent de manière aussi sévère et destructrice.
Certains finissent par passer leurs journées à ressasser des remords, des événements passés, lesquels constituent l’origine de cette dévalorisation de soi. Donc il s'agit de tout faire pour stopper cette voix.

Pourquoi on ne s’en sort pas ?

L'autosabotage est un cercle vicieux. Nous avons vu comment dans le paragraphe précédent en détaillant le phénomène de l'auto-critique.
En nous autosabotant nous « créons » nos échecs. Et plus nous constatons d’échecs, plus nous nous dévalorisons et notre estime de nous-même diminue. Donc nous sommes d’autant plus enclins à nous autosaboter.
Nos déboires résulteraient avant tout de notre peur de l'inconnu et de notre manque d'assurance. Or plus on échoue, plus on a peur de l'inconnu et plus on manque d'assurance. Voilà pourquoi le cercle vicieux.

Prenons un autre exemple.
Certains sabotent leurs relations amicales : vous n’avez pas d’amis dans votre entourage, parce que inconsciemment vous ne les laissez pas accéder à votre personne. En conséquence, vous n’arrivez pas à vous ouvrir à de nouveaux amis, même si ceux-ci sont de bonne foi.
Vous rentrez donc dans un cercle vicieux que vous créez vous-même : vous refusez des amitiés, votre sentiment de solitude s’accentue. La dévalorisation entraine dépression et anxiété. Vous restez isolé du groupe, et vos chances de créer de nouvelles amitiés diminuent encore plus.


Et si cela venait d'un traumatisme hérité ou d'un secret de famille. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez lire l'article sur les secrets de famille et les "non-dit".

Comment se libérer de nos comportements d'auto-sabotage ? Comment stopper l'auto-destruction ?

Les remèdes à l’auto sabotage existent !

La première condition est déjà d’en prendre conscience.
Il faut pour cela regarder le problème en face et ne plus vous dissimuler derrière des prétextes illusoires.
Vous pourrez décortiquer votre comportement pour déterminer comment se manifeste votre tendance à vous auto saboter.
Développer sa conscience de soi pour transcender ses blessures émotionnelles, son système de pensées, ses croyances, ses peurs est essentiel pour ne pas vous laisser diriger par cette partie de vous qui cherche à vous protéger (basé sur les fonctionnements utilisés dans le passé), mais de ce fait vous mène aussi exactement à l’opposé de là où vous voulez vous rendre dans la vie.
Lorsque vous prenez conscience des émotions, comportements et pensées négatives qui déclenchent l’auto-sabotage, vous pouvez commencer à les remettre en question.
Si vous n’y arrivez pas seul, il est nécessaire de prendre RDV car un accompagnement thérapeutique vous aide à déterminer les causes de votre penchant pour l’auto sabotage, avant de vous aider à y remédier. Une thérapie vous aide au contraire à prendre de la hauteur et à mieux appréhender les causes de votre tendance à l’auto sabotage.

Vous pourrez travailler ensuite sur les causes qui vous mènent à l’échec, ce qui vous permettra de trouver les solutions. Là encore, il est souvent nécessaire de trouver de l’aide chez un thérapeute car beaucoup de raisons sont inconscientes donc par définition elles vous sont « cachées ».
Affronter ses peurs demande beaucoup de courage. Pour vous aider dans ce cheminement pour déconstruire les schémas de l'auto sabotage, vous pouvez évaluer vos peurs et les croyances sous-jacentes. Vous vous faciliterez la tâche en vous faisant accompagner par un professionnel.

Si vous voulez "guérir" pleinement, il s'agira de "désapprendre" les apprentissages émotionnels « implicites ». Ceux sont des apprentissages qui ne sont pas dans le champ de la conscience et qui sont entrés en mémoire pendant des expériences associées à des émotions fortes.
Seul un professionnel de la psychothérapie formé à une reconsolidation thérapeutique de la mémoire peut vous accompagner.

Comment sortir en thérapie d'un comportement autodestructeur ou d'autosabotage ?

Dans un accompagnement individuel personnalisé, je vous guiderai au fil de quelques séances. Il y aura plusieurs possibilités pour travailler sur vos stratégies dysfonctionnelles qui vous empêchent de réussir votre existence : outils basés sur la thérapie des schémas, la thérapie d’acceptation et d’engagement, la thérapie émotionnelle, la thérapie de la cohérence …. Les outils viennent de la PNL, de l’hypnose, de l’EMDR, du focusing, de l’art-thérapie ….
Il n’est pas possible de prédéterminer d’avance ce qui sera plus efficace pour vous.
Je vous proposerai les pistes qui vous aident à vous comprendre, à mieux vous accepter ou à changer.
Si vous voulez en finir avec "Je fais tout pour échouer", "Je répète toujours les mêmes erreurs", "Je ne peux pas m'en empêcher", vous pouvez RDV pour sortir de ces schémas grâce à la thérapie de la cohérence.

Tous les comportements autodestructeurs ou autosaboteurs vous empêchent de pleinement révéler votre potentiel. Si vous ne voulez pas être à l'image de votre passé, il est temps de travailler sur vos schémas répétitifs.

C'est un travail mais cela en vaut la peine.
"Je ne suis pas responsable de tout ce qui m'arrive, mais je suis responsable de ce que j'en fais." B. Cyrulnik

En sortant de vos comportements ou schémas répétitifs, vous pouvez reprendre un pouvoir sur vous-même. Il est impossible de ne pas avoir eu des apprentissages de notre passé mais ils peuvent ne pas nous déterminer éternellement en travaillant avec une thérapie de reconsolidation de la mémoire, telle que la thérapie de la cohérence.

Auteur : Karine BIAVA (2023)
Psychothérapie et Art-thérapie à Peymeinade 06 530


Si vous sentez que vous avez besoin d’aide car vous n'arrivez pas à savoir si vous vous autosabotez ou comment sortir de vos "répétitions" d'autosabotage, vous pouvez entreprendre des séances de thérapie pour solutionner durablement votre situation.
N'hésitez pas à prendre rendez-vous.

La théorie est une chose, en profiter vraiment en est une autre.
Une séance suffit pour répondre à une question.
Une thérapie est efficace durablement que après plusieurs séances.


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